Petit changement d’automne, tout petit. Pour tenter d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion, une sortie (discrète tout de même) de l’anonymat.
http://notesobliques.wordpress.com/
Bienvenue aux commentaires de tous horizons.
Petit changement d’automne, tout petit. Pour tenter d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion, une sortie (discrète tout de même) de l’anonymat.
http://notesobliques.wordpress.com/
Bienvenue aux commentaires de tous horizons.
Je n’écris pas sur ce que je connais, estimant que je ne connais pas grand chose. J’écris sur ce qui m’intéresse.
En somme, j’écris pour connaître.
Je suis tombée sur cette phrase de Jacques Brault, dans un texte du recueil La Poussière du chemin, où il cherche, je crois, à définir la littérature québécoise : “Sans héritage et sans possession, nous sommes condamnés à l’invention.”
Je me sens condamnée à l’invention pour connaître.
Ma langue est fragile. Je la soigne par amour, et non par maniérisme, comme Danielle Laurin l’affirme. J’aime la distordre et la rendre imprenable par la poésie, paradoxalement, c’est une façon de me l’approprier, d’en faire mon instrument. C’est la seule façon que je connaisse et peut-être la seule qui m’intéresse.
“C’était du langage, du langage jouissant tout seul, du corps sans sujet.” Régine Robin, La Québécoite
Hier je me trouvais sur le long trajet du bus 64, menant de Gambetta à la bibliothèque François-Mitterand. J’écoutais en boucles “Tout écartillé” de Charlebois, texte de Sabourin.
Je t’un homme fini / Dans le ciment moman / Je cale je cale je cale / Oh non Paris c’est pas mon étableeee
J’étais bien. Tout me faisait rire. Le chôcôlat dans un café rue des Pyrénées pendant qu’à côté de moi des enfants en congé faisaient des bulles avec du savon. Mais… (elle se plaint encore?!) il me manquait l’ambiance cool de Montréal. J’oubliais complètement toutes ces minutes, ces heures ! passées à attendre le 55 sur Saint-Urbain par – 25°C pour aller au travail, et l’odeur de viande avariée d’une rôtisserie portugaise poussée par un ventilateur sur le chemin, à pieds. M’en fichais. J’avais juste envie d’une bière au Boudoir, servie par un barbu.
Je focaille à Pigalle what the fuck fuck fuck
Ce matin en allant travailler, la même chanson. Avec des envies de m’époumonner comme Robert : Oh non jamais jamais Never never never never Avec des cuivres. En rrrrroulant les r comme ma mère.
Il y a aussi la carte postale de Marguerite qui passait par Vienne.
La trace persistante du livre de Christa Wolf. Les souvenirs de Klaus Mann dans Le Tournant, le regard sans cesse tourné hors de lui-même, son interprétation nuancée des bouleversements de 1918-1919 en Bavière et à Berlin qui me plaît beaucoup, son humour un peu grinçant, les paradoxes dans l’amour-haine du père géantissime.
Les serveurs du St-André, qui me donnent le choix entre olives épicées et pop-corn pour accompagner mon apéro brouilly en solitaire, un chien cuivré magnifique appelé “Monsieur” s’aventure dans les cuisines, et le vieux client son maître navré d’aller le chercher derrière le zinc le gronde gentiment, penaud lui aussi, et fatigué, il lui dit : “Monsieur…, il est bien fini le temps du saucisson”, comme s’il parlait pour nous tous.
Le président de la salle de lecture, il y a un instant, pour un livre “non-communicable”, me dit “Mbbbh, il est en traitebent depuis juin, à ce que je vois. J’espère pour vous qu’il d’est pas parti à la reliure…”, “Euh, il en aurait pour longtemps?”, “Alors là, badeboiselle, on de le sait pas, allez voir le président de la salle K-L, et dites-lui ce que vous vedez de be dire, peut-être qu’ils sauront, boi je ne peux pas aller en K-L, je suis affecté à la salle U, désolé”, le charmant jargon de la BnF. Beaucoup de présidents en France. Et sur les millions de prétendants, comme chantait Renaud, plusieurs sont enrhubés.
PS: Mouais, j’ai changé d’“apparence”, mais certains trucs m’agacent, comme l’impératif “LAISSEZ un message”…
Je voudrais décrire cet état que je ne le pourrais pas. Mon état. Je ne me l’explique pas, je n’y vois rien, j’ai le nez dessus, et le livre une fois “sorti” m’apparaît comme une sorte de pierre ronde et lisse ne m’offrant aucune prise. Une boule suspendue entre deux mondes : ce qui peut arriver et ce qui n’arrivera pas. J’apprends à Paris que je suis un écrivain québécois, j’apprends au Québec que je suis une écrivaine étrangère. Peut-être suis-je plutôt un écrivain japonais?
Mais, au fait, suis-je un écrivain? et puis qu’est-ce qu’on s’en *** ? que je leur dirais s’ils me passaient le micro.
Pour ne pas tenter de répondre à ces questions idiotes, questions de luxe (qu’est-ce qu’un écrivain? quand le devient-on vraiment?), ô combien cliché, et inutiles, qui ne mèneraient nulle part puisqu’on ne fait tous que de son mieux en ce bas monde, voici une liste désordonnée des petites aspérités des dernières semaines, loin de la boule lisse, qui réconfortent :
Ça s’empoussière, par ici, alors pourtant que des ponts se tendent, on dirait, entre anciennes et nouvelle vies.
En ce moment, tout tourne, lectures – réflexions – hasards, autour de la question de la mémoire (par le fait même, de l’oubli et du temps). Peut-être aussi que je suis tant imprégnée par ce livre de Christa Wolf, Trame d’enfance*, que tout aux alentours se teinte de ce que je vais y puiser.
Après trois ans de vie parisienne, je comprends aussi que le sentiment d’exil n’est pas une affaire de distance géographique, ni de distance culturelle. Avant je le devinais, maintenant je le comprends. On le porte en soi ou non, peut-être avant tout pour des raisons liées à l’enfance, ou pour d’autres raisons situées ailleurs. Le livre qui vient est parfois un baume, parce qu’il me confirme qu’il est possible d’utiliser ce sentiment aussi douloureux que déliceux parfois, pour inventer quelque chose qui va au-delà de soi, qui cherche au dehors. Mais il ravive aussi de vieilles craintes, devenues mes amies à force de me côtoyer (syndrôme de l’imposteur, etc), petites choses qui vous gênent et qui sont là pour rester.
Depuis que je travaille régulièrement à la bibliothèque, il m’arrive de capter des parfums de personnes que j’ai bien connues.** Tiens, le parfum d’x, tiens, le parfum d’y. Ce sont toujours des parfums agréables. Je les interprète comme des signes de présence d’êtres que j’ai aimés (que j’aime toujours, mais dans le souvenir puisqu’ils sont désormais absents de ma vie “concrète”). La semaine dernière un trouble : les parfums me rappellent des êtres que je n’arrive plus à identifier (“ce parfum me rappelle quelqu’un, mais qui?”). Ils deviennent des parfums d’oubli.
* La narratrice invoque le personnage d’elle-même enfant, s’adressant à elle et la questionnant, dans une tentative d’expliquer l’arrivée du nazisme autant que l’effacement troublant de ses traces…
** Non, non, je n’ai pas lu le livre de Süskind, ni vu le film.
Le 26 septembre dernier, on allait place de la République à la recherche d’une très ancienne boutique d’épices. En émergeant du métro, à quelques pas de la sortie, on aperçoit un attroupement autour de la place, des centaines de personnes massées aux pieds d’une statue, avec un ballon blanc géant, une espèce de montgolfière. On se dit : “Tiens, une manif.” Encore une ! Une manif, à Paris, j’en ai déjà parlé, c’est toujours un peu une fête. On s’approche, on veut connaître le pourquoi du comment. Mais de loin, déjà, on perçoit que tout est étrangement silencieux. Pas de sifflets, pas de cris, seulement quelques rires à résonnance bizarre, et… beaucoup d’agitation, beaucoup de vie, de gestes, et beaucoup de gens bien sûr : mais ce silence. Qu’est-ce que cette drôle d’atmosphère? Je trouve la réponse à mon questionnement imprimé en gros caractères sur le ballon d’hélium géant : Journée mondiale des sourds.
Pas question de manquer ça. On s’est mêlés à la foule. Imaginez : près d’un millier de personnes, venues des quatre coins de l’Europe, discutant entre elles à l’aide du langage des signes. Cela donnait une extraordinaire animation, quelque chose de différemment vivant : du mouvement, des échanges, beaucoup d’expression sur les visages, de grands sourires ou des sourcis froncés, mais avec ce silence autour… Une scène profondément émouvante. Je n’avais jamais rien vu de semblable. On aurait pu tirer un documentaire exceptionnel de ce qui s’offrait à nos yeux.
Mais pourquoi une manif? En cherchant j’ai pu apprendre que les sourds d’Europe et du monde réclament des gouvernements que des sommes soient investies afin qu’on revienne à un enseignement de meilleure qualité du langage des signes dans les écoles. Parce que semble-t-il que cela se perd, même en France qui a créé le tout premier établissement dédié à l’enseignement de ce langage en Europe, et parce qu’ils estiment que beaucoup de gens, à long terme, vont souffrir de ce manque. Il n’y a donc pas que la qualité de la langue française qui se sent péricliter et réclame des soins, mais aussi cette langue universelle et si utile à ces personnes privées d’ouïe, parce qu’elle leur permet de communiquer comme les autres et d’éviter autant que possible l’étiquette du handicap.
Toujours est-il que j’avais rarement vu aussi beau rassemblement. Est-ce le contraste d’un tel attroupement dans un Paris si pétaradant et si gueulard? Est-ce le besoin de silence? Pas seulement. Parce qu’en plus d’être une langue qui ne fait pas de bruit, il y a quelque chose d’impressionnant dans l’idée qu’elle soit (déjà) partagée par toutes ces ethnies, enfin à de minces nuances près, quelque chose de l’utopie qui se “réalise”, et qui ne prête pas à rire comme l’espéranto… C’est une image à laquelle j’avais déjà songé, mais cette occasion de la voir se concrétiser si spontanément devant nos yeux était sans doute unique. Et on n’en finissait plus de croiser des plus petits groupes de gens discutant par signes, dans les rues environnantes, et sur les terrasses des nombreux cafés des alentours. Terrasses bondées, sous le soleil, volutes de fumée, sourires, mains dansantes : dans ce silence qui parlait beaucoup.
J’ai souvenir d’une histoire de bouteilles à la mer, alors que je délaisse lentement ce lieu. Est-ce que je pourrais parler d’une nostalgie de la correspondance par courriel? Peut-être aussi. En même temps y sont associées quelques expériences négatives, étouffantes, que je ne voudrais pas revivre. Mais là-dessus ma démesure, et puis les erreurs que nous commettons tous, sont plus en cause que le moyen utilisé.
Que faire? Me cantonner au travail sur les romans et fictions? Non, c’est autre chose. Créer un nouveau blog? M’exprimer sur Fécebouque, plateforme à laquelle je suis nouvellement abonnée après en avoir pensé plein de mal? (Petite publicité, ici. Très petite.) Mmmh. Questions prosaïques, questions tout de même. Peut-être est-ce un changement de peau : manière de serpent. Peut-être n’ai-je plus envie d’exposer mes pincements de coeur d’exilée. Consacrer mon temps à d’autres réflexions… Je ne sais pas. Je ne sais pas.
À l’heure des klaxons*, ce soir, je me demande.
* Les Parisiens adorent klaxonner entre 18h30 et 19h30.
L’appartement où j’habite donne à l’avant sur une rue très bruyante et à l’arrière sur une cour pas jolie mais très calme, assez verte pour être propice à la reproduction d’authentiques maringouins parisiens que trop peu de chauve-souris viennent dévorer au soleil couchant. En automne et en hiver, le double-vitrage nous isole complètement, enfin presque, du bruit des sirènes, sifflets et autres flonflons du genre (nous ne sommes pas très loin d’une préfecture de police, c’est charmant). Mais l’été ça se complique. En ouvrant seulement les fenêtres qui donnent sur l’arrière, l’air ne circule plus et on éprouve très vite une sensation d’étouffement, de saturation. Et si on ouvre à l’avant, en plus d’une invraisemblable cacophonie c’est une terrible quantité de gaz carbonique qui entre dans le deux pièces, et à vitesse grand V. Là où ça se complique encore, c’est qu’à tous les matins de la semaine depuis plus d’un mois, dès 8h, des bruits de construction se font entendre à l’arrière, et ce jusqu’à 17h – scie à métaux, marteaux-piqueurs, etc. Et nous n’en sommes qu’aux fondations d’un immeuble à six étages.
Tout ceci d’ennuyeux à lire pour dire que mon envie de forêt (encore? elle nous gonfle…), toujours présente depuis des années, revient avec un tel impact en ce moment que j’en perds le goût de travailler. Je ne peux rester longtemps dans l’appartement sans ressentir les mâchoires d’un étau se resserrer sur moi. Plus le temps passe, et plus cela devient physique, plus l’angoisse devient palpable, physiologique. Bref, je suis entrée dans une période de “manque” irréversible. Il me faut mon fixe d’air pur. Mais que faire sans argent, sans voiture ?
À l’abri dans la bibliothèque, qui commence malheureusement à me lasser, je regarde ces gens autour de moi, et plus j’observe, plus le temps passe, et plus j’ai la certitude que je ne me ferai jamais à ce monde d’artifice, ce monde du beau vêtement et du beau bijou perpétuels. Jamais je ne m’y ferai. Je suis entourée d’universitaires et chercheurs bien sapé(e)s jour après jour, et me vient en filigrane l’envie croissante de me vêtir de plus en plus n’importe comment, de sortir cra-cra de chez moi, sans mascara, sac à main JAMAIS assorti aux chaussures, ongles natures, surtout pas “shinés”, pas chromés. (C’est plus fort que moi, tout ce sobre clinquant m’incite à porter des trucs joyeux, genre rayures roses et rouges, cheveux dressés sur la tête.)
Il me vient même des envies de grange, c’est tout dire. Des envies d’avoir une vache à traire le matin, avant la lecture. (Et sur ce point en particulier, l’homme s’inquiète vraiment.) Des envies d’odeur de fumier. Des envies de ne croiser âme qui vive, disons pendant au moins toute une semaine. De quoi aurai-je l’air à la parution du livre? d’une espèce de Scouine sortie tout droit de son terroir, d’une sorte de Sagouine ? d’une urbaine des bois ? d’une indécrottable rustique ? d’une indéprovincialisable ? Mais quelle honte. Déjà l’accent fera écran aux moindres paroles que j’oserai prononcer (ce qui n’est peut-être pas plus mal… c’est ça, c’est ça, il me faut un écran, gros gros écran derrière lequel me cacher). Que de plaisirs m’attendent, je le sens ! Ironie du sort. Il me semble que tout ceci relève d’une erreur monumentale. Je commence à croire ce psy raté à chemise à palmiers lâchée lousse sur bermudas, consulté un après-midi de l’an deux mil quatre en désespoir de cause et trouvé dans les pages jaunes au malheureux hasard du doigt, qui me taxa de masochisme juste avant de m’offrir un expresso d’un regard louche aux sourcils fournis, trop fournis. (Je le sais, ma phrase est longue et contient plus d’une idée : mauvais, mauvais, mauvais, le gars du matricule me l’a dit, et ça oblige à tout relire du début pour y voir clair.) Moi, masochiste ? Moi invitant le malheur à ma table, par exprès ? Tous ces efforts pour m’entendre dire cette horreur au tournant ? Pas possible. Non. En y pensant bien, pas possible. J’ai écrit un livre sans faire exprès. Je n’ai jamais voulu avoir mal, docteur. Même que je n’y tiens pas du tout. Même que si on me donne le choix : dans la main gauche une fraise tagada, la main droite un coup de massue, je choisis la fraise, je vous jure docteur, je choisis la fraise tagada, monsieur Palmiers, sans hésiter.
Tiens j’y pense. Et là je passe vraiment de l’âne au coq, chers (nombreux !) lecteurs (parce que ça se bouscule aux portillons, je le sais ! c’est wordpress statistics qui me le dit… et ce n’est pas ce billet qui élargira mon blog-lectorat). Saviez-vous que Julien Gracq s’appelait en fait Louis Poirier ? (Si oui : zut.) Pensez-vous vraiment qu’on lirait le Rivage des Syrtes d’un couvert à l’autre s’il avait été signé “Louis Poirier” ? (déjà que les pages sont non massicotées et que cela demande du courage, ce que personne n’avoue) De l’utilité des pseudonymes, je vous le dis. Il était pas maso, lui, le Gracq, euh le Poirier, hein monsieur Palmiers ?
Prochain épisode : un point commun entre Flaubert et le grand Louis de Pierre Perrault.
Et je recommande ceci à ceux qui, comme moi, sont abonnés à la mélancolie (sans faire exprès).
Ce n’est peut-être pas à la Coupole (ah les petits couples installés devant leurs plateaux d’huîtres à quatre étages : à tout homme grisonnant une femme botoxée) ou au Dôme qu’on reconnaît le “vrai” Paris, ni au Café de Flore, ni aux Deux Magots, mais plutôt au café Commerce coin Patay et Tolbiac, où les vieux et les moins vieux viennent jouer leur espoir et leurs derniers euros sur des chevaux qu’ils ne verront jamais. Apercevoir Sollers tétant son fume-cigarette derrière les buissons de la Closerie des Lilas me plairait assurément moins. Qu’aurais-je envie d’en dire alors que de splendides vidéos colportent déjà son imposture en grandes pompes sur un site internet officiel ? *
Aussi je me demande pourquoi tant d’intellectuels (québécois et autres) ont souhaité fréquenter ces endroits artificiels et huppés (je parle entre autres des Deux Magots). Je comprends la curiosité, l’envie de visiter ces endroits mythiques, une fois, mais les fréquenter régulièrement ? Il faut avoir envie de se hisser au rang des coquilles vides de l’avant-garde aux souliers vernis, ces coquilles dont les yeux vous regarderont de haut avant même d’avoir entendu votre accent, pour cause de vêtements non signés. Ces hauts lieux ont accueilli des révolutionnaires (de l’Histoire, des Lettres, etc.), oui, mais surtout de ceux qui étaient de bonne famille, ou à défaut, qui en avaient la dégaine…
* Que penser de ça ? Le Monde (ça se trouve ici), dans un récent débat “chat” :
Amy : Quels sont selon vous les trois meilleurs écrivains français du moment ?
Philippe Sollers : C’est évidemment toujours aux éditions Gallimard que ça se passe. Deux écrivains qui ont très bonne réputation : Jean-Marie Gustave Le Clézio, récent prix Nobel, et Patrick Modiano, unanimement célébré. Le méchant troisième, dans le film, c’est moi.
ou encore
Deborah : Je crois que vous aimez Philip Roth, que pensez-vous de ce qu’il dit de la frénésie d’écrire qui atteint beaucoup aujourd’hui et qui fait, dit-il, que bientôt il y aura plus de livres écrits que de lecteurs pour les lire?
Philippe Sollers : Roth sait de quoi il parle, notamment lorsqu’il a dit qu’il y avait un seul écrivain français intéressant, moi.
Ça laisse songeur, non ?