Il y a aussi la carte postale de Marguerite qui passait par Vienne.
La trace persistante du livre de Christa Wolf. Les souvenirs de Klaus Mann dans Le Tournant, le regard sans cesse tourné hors de lui-même, son interprétation nuancée des bouleversements de 1918-1919 en Bavière et à Berlin qui me plaît beaucoup, son humour un peu grinçant, les paradoxes dans l’amour-haine du père géantissime.
Les serveurs du St-André, qui me donnent le choix entre olives épicées et pop-corn pour accompagner mon apéro brouilly en solitaire, un chien cuivré magnifique appelé “Monsieur” s’aventure dans les cuisines, et le vieux client son maître navré d’aller le chercher derrière le zinc le gronde gentiment, penaud lui aussi, et fatigué, il lui dit : “Monsieur…, il est bien fini le temps du saucisson”, comme s’il parlait pour nous tous.
Le président de la salle de lecture, il y a un instant, pour un livre “non-communicable”, me dit “Mbbbh, il est en traitebent depuis juin, à ce que je vois. J’espère pour vous qu’il d’est pas parti à la reliure…”, “Euh, il en aurait pour longtemps?”, “Alors là, badeboiselle, on de le sait pas, allez voir le président de la salle K-L, et dites-lui ce que vous vedez de be dire, peut-être qu’ils sauront, boi je ne peux pas aller en K-L, je suis affecté à la salle U, désolé”, le charmant jargon de la BnF. Beaucoup de présidents en France. Et sur les millions de prétendants, comme chantait Renaud, plusieurs sont enrhubés.
PS: Mouais, j’ai changé d’“apparence”, mais certains trucs m’agacent, comme l’impératif “LAISSEZ un message”…
J’vas b’en laisser un d’abord. C’est mon tour d’être enrhubée.
Les filles grimées de la Bn m’énervent.